Le paradis est si réel

Posté par oeildelasentinelle le 2 décembre 2008

Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu les faux prophètes, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4-4)

« Je connaissais deux vérités cruciales que je devais communiquer aux autres. D’une part, le paradis existe vraiment ; de l’autre, l’enfer est tout aussi réel. Je connais beaucoup de gens qui ne croient ni à l’un ni à l’autre, et je réalisais que ma mission consisterait à leur montrer la réalité de la vie après la mort ». Voici une courte déclaration qui pourrait résumer le contenu de ce livre.

Choo Thomas, coréenne américaine, a grandi en Corée. C’est la fille unique de parents non-chrétiens. Elle a entendu parler de Jésus pour la première fois en février 1992, et elle a dès lors éprouvé un amour passionné pour le Seigneur, en la présence duquel elle a passé tous les moments de ses journées. Deux ans plus tard, à l’assemblée de Dieu Neighborhood de Tacoma (Washington), elle a vu pour la première fois Jésus de ses yeux, et en 1995, quand elle était dans l’église, elle a expérimenté une manifestation physique du Saint-Esprit. En janvier 1996, une série de voyages célestes avec le Seigneur a changé sa vie et sa destinée et a donné naissance à ce livre remarquable. L’amour de Choo pour Jésus a suscité chez elle un profond fardeau pour les âmes qui a abouti au salut de toute sa famille et qui a touché tous ceux qu’elle a rencontrés. Pendant trois ans, le Saint-Esprit a préparé Choo à danser sous son inspiration dans son assemblée. Choo et son mari Roger vivent à Tacoma (Washington). Ils ont deux enfants et quatre petits-enfants.

Le livre se divise en trois parties : « les visitations et les visions », « la préparation et l’onction » et « trois années de formation au ministère ». Si d’autres livres ont été écrits sur ce sujet, voici un témoignage troublant sur la réelle existence du paradis.

Tout d’abord, en ce qui concerne la description minutieuse des voyages célestes de l’auteur au paradis, on pourrait les corroborer à d’autres expériences similaires vécues par des prophètes et les apôtres de la Bible (Paul dans 2 Corinthiens 12-1 ; Ezéchiel dans son livre aux chapitres 3 et 8 ; Jean dans le livre de l’Apocalypse). Modeste, l’auteur précise à de nombreuses reprises que ces voyages célestes ont eu pour unique but de faire grandir sa foi et sa crainte envers le Seigneur ; elles l’ont progressivement amenée à grandir dans une connaissance plus profonde de la Parole de Dieu.

Pour autant, quelque soit le moyen « extraordinaire » de communication utilisé par le Seigneur pour communiquer son message à un messager, tout ce qui est écrit comme provenant mot pour mot des paroles de Jésus-Christ doit impérativement passer au crible de Sa Parole. Les Ecritures sont formelles. Nous devons retenir un message que s’il est conforme aux textes bibliques et que s’il contribue à l’édification du Corps de Christ. La Parole de Dieu préexistait même avant la fondation du monde et rien n’a été fait sans elle. Elle seule est infaillible. En tant que disciple de Christ, il est de notre responsabilité et de notre devoir de vérifier que les paroles que l’on attribue à Jésus-Christ de Nazareth, la Vérité intangible, sont bien celles qui nous ont été transmises au sein de la Bible. C’est ainsi qu’agissaient déjà les chrétiens de Bérée, à l’égard même d’authentiques témoins du Christ (Actes 17-10). D’autant plus que nous sommes parvenus dans ces jours mauvais. C’est l’heure dernière. De nombreux faux prophètes et méchants esprits séducteurs ont envahi les bâtisses des églises (2 Timothée 3-1/9).

Dans ce sens, « le paradis est si réel » est une intrigue. En première partie du livre, l’auteur étaie ses expériences spirituelles sur de nombreuses références bibliques. Mais bien vite, une description répétitive de visitations, d’onctions et de puissance, particulièrement le jour de Noël ou le jour du nouvel an, lève d’emblée beaucoup de soupçons sur la crédibilité « évangélique » de ces « expériences ». Ainsi, quand vient la préparation quasi « militaire » au ministère, les bras nous en tombent ! Ne lisons-nous pas une satire littéraire de très mauvais goût ?

Une satire littéraire ?
« Sachez que dans les derniers jours, il viendra des moqueurs pleins de raillerie »
(2 Pierre 3-3)

La satire est une des formes littéraires les plus difficiles à cerner. L’« esprit satirique » est aussi vague qu’insistant et a pour but de susciter le ridicule ou l’émotion moqueuse du lecteur. Cette première hypothèse peut être envisagée dans la mesure où de nombreux passages sont pour le moins troublants. A titre d’exemple pris parmi d’autres, à la page 184, l’auteur nous partage qu’elle a reçu « quatre-vingt bouteilles d’huile d’onction ». Puis, à la page suivante, elle indique que « son corps est devenu tout noir et froid ».

Une satire est précisément écrite dans un but : extrapoler les défauts ou les mœurs d’un groupe de personnes, en l’occurrence ici, les chrétiens dévoyés de notre époque moderne.

Malheureusement, ce livre peut émouvoir un bon nombre de chrétiens crédules non affermis dans la Parole de Dieu. De plus, nous vivons dans un contexte d’abandon de la foi doublé d’un désir d’entendre ou de lire des fables.

Ou alors, dans une seconde hypothèse, l’auteur a effectivement expérimenté des voyages célestes dans une première partie de son livre mais a ensuite basculé dans un délire mystique.

Une initiation au spiritisme ?
« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers jours, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux discoureurs marqués au fer rouge dans leur propre conscience »
(1Timothée 4-1)

Au-delà des expériences surnaturelles de l’auteur, nous découvrons aussi en filigrane une personnalité fragile, inquiète et sujette à des sautes d’humeur. Mais le plus incroyable dans la lecture de ce livre est certainement la crédibilité « évangélique » apportée à une « prophétesse de la fin des temps » dont la préparation ministérielle « corporelle » est appelée « déblocage du corps ». Voici retranscrites l’explication de cette expérience (inconnue dans la Bible) : « Lorsque des séances du soir ont commencé, j’ai vu des visages démoniaques tout autour de la pièce. Ils étaient répugnants et effrayants mais ils ne me furent pas peur. Je les vis voleter derrière la tête du Seigneur, mais lorsque je les repoussais, ils disparurent instantanément » (page 182). « Mon organisme s’élève tout droit, s’abaisse et tourne sur lui-même ». « Bien des fois, Jésus rabaissait mon corps quarante-neuf par nuit » (pages 186/188) etc.
Et que dire du déblocage du « 33ème verrou » différent des autres (page 193) ? N’est-ce pas là un appel discret au plus haut degré maçonnique ?

Ce procédé est déjà utilisé par la secte des témoins de Jéhovah qui manifeste un malin plaisir à insérer dans leurs publications des images subliminales très explicites. En parlant ouvertement d’un 33ème « verrou », l’auteur Choo Thomas n’indique-t-elle pas son appartenance aux Francs-Maçons qui sont, aux Etats-Unis, de foi chrétienne ?

Donc, si l’on résume toutes ces hypothèses, « le paradis est si réel » peut tout à fait avoir été écrit par un franc-maçon et peut même s’assimiler à une satire littéraire censée ridiculiser les chrétiens charismatiques. Le diable fait toujours une œuvre qui le trompe.

L’initiateur du spiritisme a écrit dans son livre que : « le spiritisme réalise ce que Jésus a dit du consolateur promis : connaissance des choses qui fait que l’homme sait d’où il vient, où il va, et pourquoi il est sur la terre ; rappel aux vrais principes de la loi de Dieu, et consolation par la foi et l’espérance » (extrait de l’évangile selon le spiritisme de l’auteur Allan Kardec). « Par la voix du spiritisme, le Christ appelle de nouveau à suivre son exemple, à ouvrir nos cœurs, à devenir des frères ; conscients bien plus qu’à aucune autre époque de la stérilité du matérialisme, nous savons que tout se joue ici, que nous ne seront jamais des êtres humains accomplis si nous ne savons aimer comme Jésus » (extrait témoignage d’un spirite, source : encyclopédie spirite).

Sachez pour votre information personnelle que le spirite utilise la Parole de Dieu et qu’il déclare aussi utiliser sa foi en Dieu. Même si les voyages célestes relatés dans la première partie du livre semblaient crédibles au premier abord, à la lumière de la Parole de Dieu, toutes les autres expériences vécues dans la seconde ne sont pas bibliques ! Ainsi, nous devons toujours regarder à deux fois avant d’éditer un ouvrage dit « chrétien ».

Aussi, pour aller plus loin dans ces premières remarques, l’auteur présente à la page 122 un « Jésus » venant la saluer en habits royaux pour son « anniversaire » ; elle le décrit comme étant revêtu de sa couronne « de Noël ». Nous savons tous qu’aucun verset de la Bible ne fait référence à la date de naissance de Jésus. Noël est une fête païenne qui a des origines païennes !

Aux pages 151 et 159, Choo Thomas affirme recevoir des bénédictions divines du fait qu’elle verse fidèlement et depuis longtemps la dîme à son église. Elle cite le célèbre livre de Malachie, chapitre 3 et verset 10 : « apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Eternel des armées et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance ».

D’emblée, il est bon de réfuter et de dénoncer un tel enseignement ; il est vrai que le Seigneur bénit son peuple par des bénédictions, tant spirituelles que matérielles. Mais il est mensonger d’affirmer que les bénédictions reçues de la main du Seigneur sont conditionnées par le versement de la « dîme », un impôt que devait reverser les lévites sous la loi, dans l’Alliance Alliance.

Aussi, à sa résurrection, Jésus-Christ n’a jamais enseigné que les disciples devaient verser la dîme. Affirmer qu’une telle obligation est dévolue au disciple du Christ qui veut être béni est anti-scripturaire. Tous ceux donc qui enseignent que le versement fidèle de la dîme conditionne la bénédiction de Dieu dans nos vies enseigne une fausse doctrine.

La Parole de Dieu me dit notamment que : « la bénédiction de Dieu est celle qui enrichit. La terre et ses richesses appartiennent à l’Eternel. L’univers est à lui avec ceux qui l’habitent ! » (Psaume 24-1). Le Seigneur n’a donc pas besoin de nos euros ou nos dollars mais de cœurs qui lui appartiennent en propre, de vies consacrées, de vases d’honneur utiles pour sa gloire. Les offrandes que nous versons tous collectivement à une assemblée chrétienne pour subvenir aux divers besoins courants témoignent avant tout de bonnes dispositions de cœur, et c’est ce que le Seigneur agrée avant tout. Il y a donc une différence fondamentale entre la dîme, qui était un dû et une véritable taxe sous l’Ancienne Alliance, et l’offrande ou les dons, que les disciples donnent volontairement et de bon cœur, dans la Nouvelle Alliance. Hélas, la dîme est encore enseignée dans de nombreuses églises et relaient un faux enseignement, tout aussi destructeur et mensonger, qui est « l’évangile de la prospérité ».

La leçon à tirer de ce premier article adressé aux chrétiens de Bérée est celle-ci : devant l’imminence du retour de Jésus-Christ et face aux esprits séducteurs qui se trouvent déjà au milieu de nous, gardons-nous de prêter imprudemment de la crédibilité à toutes expériences surnaturelles mais sondons Ecritures et examinons toutes choses.

Nous devons être très vigilants. Jésus-Christ nous a avertit : « il s’élèvera de faux Christ et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus » (Mathieu 24-24).

Tristement, des leaders chrétiens ont préfacé et édité ce livre qui est un best-seller reconnu internationalement. En ce sens, le Seigneur est en train de mettre à l’épreuve l’Eglise. Ainsi, le jugement commencera par la maison de Dieu.

Chers frères et sœurs en Christ, si on approuve un livre relatant probablement pour moitié une expérience spirite, il est légitime de s’interroger sur le degré de complaisance et de compromis dans lesquels l’Eglise se trouve !

D.A, Oeildelasentinelle

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